Titre :
Résolution N° A/RES/572(XVIII) de l’OMT : Une
initiative pertinente pour changer la donne touristique de l’Afrique.
Sous
titre : En attendant que le Bénin
respecte ses signatures, les autres pays peuvent toujours avancer.
Description : La situation du tourisme sur le continent
demeure préoccupante : La solution générée par l’Afrique elle-même, est
pourtant disponible depuis 2009.
En effet, dans un récent rapport
intitulé « Le tourisme en Afrique : Facteur de
croissance et d’amélioration des moyens
de subsistance », diffusé
en 2013, la Banque Mondiale a classé
le Bénin parmi les pays « potentiels », par rapport à son niveau de
développement touristique, au sein des pays d’Afrique au sud du Sahara (47
pays).
Selon ledit rapport, les pays
potentiels au nombre de 15, disposent du potentiel nécessaire pour
développer leur tourisme mais, le secteur serait caractérisé par un
système de gouvernance inadéquat.
Les trois (3) autres catégories de la grille
à quatre échelles sont :
-
Pays
émergents qui signifie que ces pays au nombre de dix
(10), développent déjà le tourisme mais, sont confrontés à des difficultés.
-
Pays en phase de consolidation,
signifie que ces pays au nombre de huit (huit) :
·
S’efforcent de consolider et d’asseoir
les succès du tourisme,
·
Font partie des meilleurs exemples en
Afrique.
-
Pays
pré-émergents, signifie que les 14 pays concernés, n’ont pas encore développé leur secteur
touristique. La gouvernance et la sécurité y seraient médiocres, de même que
l’intérêt et les perspectives de croissance du tourisme à moyen terme. Ce
groupe comprend également trois pays où, les données sur le tourisme sont
limitées ou inexistantes.
Vous
pouvez accéder à la position de votre pays en consultant le rapport dont le lien est ci-dessous.
Comparé aux autres secteurs, le principal avantage du tourisme
selon la Banque Mondiale, serait que les dépenses des touristes, ont un effet
catalyseur sur l’ensemble de l’économie, notamment sur la production et la création
d’emplois. 3,8 millions emplois pourraient être créés en Afrique subsaharienne
au cours des dix (10) prochaines années.
Un besoin impératif de
volonté politique
L’initiative, a été adoptée au niveau de l’OMT, sous
l’appellation « Initiative Africaine d’un Partenariat
Public/Privé pour mobiliser des ressources, destinées à des Projets
touristiques, s’inscrivant dans le cadre des OMD/ODD et de la réduction de la
pauvreté grâce au Tourisme durable en Afrique ». Le titre en lui-même, est assez évocateur des
solutions proposées par l’initiative.
Sa mise en œuvre pour développer et promouvoir le
tourisme sur le continent, devrait se faire à un double niveau technique et
politique mais, le volet politique souffre toujours d’insuffisance de portage.
L’initiative
convainc instantanément les Partenaires Techniques Financiers (PTF) : Pourquoi
les instances de décisions du Bénin, ne posent pas des actes décisifs depuis
qu’elles ont signé un mémorandum avec le PNUD en 2010 pour la mettre en oeuvre ?
En
effet, la résolution N° A/RES/572(XVIII) adoptée à la 18ème
Assemblée Générale de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) tenue en
2009 permet :
-
L’exécution de dix (10) projets concrets
de l’axe public de l’initiative, qui permettent de réaliser les conclusions du rapport de l’étude
de la Banque Mondiale, aux fins de
contribuer à faire par le tourisme durable, « le miracle et la magie » annoncés par le
président de la République actuel du Bénin. Les avantages des projets de l’axe
privé de l’initiative au nombre de 22, traduits dans le « Programme Emplois
Pour Tous à l’horizon 2030 (EPT-2030) par le tourisme durable en Afrique »,
seront présentés ultérieurement.
-
De mobiliser des ressources techniques et financières, à travers la réforme « Unis dans l’action des nations unies »,
pour développer le tourisme sur le continent Africain. A ce titre, le Bénin,
pays précurseur en Afrique et dans le monde, a déjà obtenu la manifestation d’intérêt de :
·
Quatre (04) organisations des Nations
Unies dont :
§
Le PNUD Bénin, qui a signé en 2010, un
mémorandum avec le ministère chargé du tourisme
du Bénin, pour mettre en œuvre dans le cadre du Partenariat public privé
l’initiative,
§
L’Organisation Mondiale du Tourisme en
2009,
§
La Conférence des Nations Unies pour
le Commerce et le Développement (CNUCED) en 2009,
§
Le Centre pour le Commerce
International (CCI) en 2011,
·
Douze (12) pays asiatiques à travers
le Tokyo International Conférence on Africa’s Development (TICAD) en 2010, qui a mis à la disposition de
l’Afrique en Juin 2013, 24 milliards d’euros pour la coopération.
·
Huit (08) Ministres chargés du
tourisme des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA) en 2010,
·
Quinze (15) experts du tourisme des
pays membres de la Communauté Economique de Développement de l’Afrique de
l’Ouest (CEDEAO) en 2012 et du
·
Gouvernement du Bénin en 2009,
La
liste des soutiens à l’initiative n’est pas exhaustive.
Au total, 32
projets peuvent toujours être mis au service du gouvernement de « la
rupture » au Bénin et des autres gouvernements d’Afrique, pour créer de la
richesse et des emplois, en renouant les fils de cette initiative, à travers la
résolution N° A/RES/572(XVIII) de l’OMT et en appliquant la réforme du Secrétaire Général des nations unies, "tous unis dans l'action", objet du mémorandum signé avec le PNUD mentionné ci-dessus.
Que s’est-il passé depuis 2011 ? Le Bénin
a montré la voie du « delivery as one » (tous unis dans l’action) dans le tourisme et voudrait comme d’habitude, se laisser distancer sur le continent
Malgré la disponibilité internationale, le
Bénin n’a pas respecté ses engagements pris avec le PNUD et les autres
PTFs, compromettant ainsi ses chances de
profiter d’une grande opportunité de coopération multilatérale, bilatérale,
publique et privée recherchée de part le monde, qu’il a créé lui-même.
En
conclusion, en entendant que le Bénin guérisse de la politique de « un pas
en avant et quatre pas en arrière », le ou les pays qui œuvrent pour la
compétitivité, la performance et la durabilité en Afrique, peuvent saisir les
opportunités de la résolution N° A/RES/572(XVIII) de
l’OMT, relative à l’initiative africaine, qu’ils ont tous contribué à mettre en
place, en vue
d’améliorer le classement que la Banque Mondiale leur a conféré.
L’équipe d’experts de l’initiative et son réseau de partenaires sont toujours
disponibles à cet effet.
Auteur de
l’initiative
Mr Guy Apan JOHNSON :
Il est administrateur du tourisme au Bénin. Mr JOHNSON a été élu à titre
nominatif en qualité d’expert, pour représenter l’Afrique au Comité de
Programme de l’OMT. Ses mandats ont
été renouvelés de 2007 à 2015.
Mr JOHNSON est titulaire d’un
Master et d’un DESS en tourisme et hôtellerie. Il a totalisé 30 ans de service en
janvier 2016, dont 22 ans à des postes de responsabilités au sein de
l’Administration Nationale du Tourisme du Bénin : Directeur, Conseiller,
Secrétaire Général, Directeur de cabinet Adjoint etc., au Ministère du
tourisme. Il a coordonné
pour le compte du Bénin, des projets d’organisations des Nations Unies comme
l’OMT, la CNUCED, le CCI.
Consultant
pour des projets de l’Union Européenne, de la Banque Mondiale, de l’Agence
Canadienne de Développement International, de la Hollande etc., Guy JOHNSON est
fondateur au sein de l’ONG (APEDESBA), d’un laboratoire de Recherche et
Développement en tourisme durable dénommé,
Centre International de Recherche pour l’Innovation Touristique en
Afrique (CIRITA).
Auteur
pour les gouvernements et le secteur privé Africain, de plus de 50 projets de
tourisme durable, dont la « Route des pêches » au Bénin, l’initiative
Africaine avec l’appui de l’OMT, soutenue par le PNUD, et le programme
« Emplois pour tous à l’horizon 2030 par le tourisme durable en Afrique »,
il vient de proposer un programme de changement
de mentalité aux Africains, pour la rendre plus favorable au
développement du continent dénommé « Facilitation, Assistance, Sécurité,
Saisie des Opportunités (FASSO) ».
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