jeudi 5 mai 2016

Titre : Résolution  N° A/RES/572(XVIII) de l’OMT : Une initiative pertinente pour changer la donne touristique de l’Afrique.
Sous titre : En attendant que le Bénin respecte ses signatures, les autres pays peuvent toujours  avancer.
Description : La situation du tourisme sur le continent demeure préoccupante : La solution générée par l’Afrique elle-même, est pourtant disponible depuis 2009.
En effet, dans un récent rapport intitulé « Le tourisme en Afrique : Facteur de croissance et d’amélioration des moyens  de subsistance », diffusé en 2013, la Banque Mondiale a classé le Bénin parmi les pays « potentiels », par rapport à son niveau de développement touristique, au sein des pays d’Afrique au sud du Sahara (47 pays).
Selon ledit rapport, les pays potentiels au nombre de 15, disposent du potentiel nécessaire pour développer leur tourisme mais, le secteur serait caractérisé par un système de gouvernance inadéquat.
Les trois (3) autres catégories de la grille à quatre échelles sont :
-          Pays émergents qui signifie que ces pays au nombre de dix (10), développent déjà le tourisme mais, sont confrontés à des difficultés.
-          Pays en phase de consolidation, signifie que ces pays au nombre de huit (huit) :
·         S’efforcent de consolider et d’asseoir les succès du tourisme,
·         Font partie des meilleurs exemples en Afrique.
-          Pays pré-émergents, signifie que les 14 pays concernés, n’ont pas encore développé leur secteur touristique. La gouvernance et la sécurité y seraient médiocres, de même que l’intérêt et les perspectives de croissance du tourisme à moyen terme. Ce groupe comprend également trois pays où, les données sur le tourisme sont limitées ou inexistantes.
Vous pouvez accéder à la position de votre pays en consultant le rapport dont le lien est ci-dessous.
Comparé aux autres secteurs, le principal avantage du tourisme selon la Banque Mondiale, serait que les dépenses des touristes, ont un effet catalyseur sur l’ensemble de l’économie, notamment sur la production et la création d’emplois. 3,8 millions emplois pourraient être créés en Afrique subsaharienne au cours des dix (10) prochaines années.
Un besoin impératif de volonté politique
L’initiative, a été adoptée au niveau de l’OMT, sous l’appellation « Initiative Africaine d’un Partenariat Public/Privé pour mobiliser des ressources, destinées à des Projets touristiques, s’inscrivant dans le cadre des OMD/ODD et de la réduction de la pauvreté grâce au Tourisme durable en Afrique ». Le titre en lui-même, est assez évocateur des solutions proposées par l’initiative.
Sa mise en œuvre pour développer et promouvoir le tourisme sur le continent, devrait se faire à un double niveau technique et politique mais, le volet politique souffre toujours d’insuffisance de portage.
L’initiative convainc instantanément les Partenaires Techniques Financiers (PTF) : Pourquoi les instances de décisions du Bénin, ne posent pas des actes décisifs depuis qu’elles ont signé un mémorandum avec le PNUD en 2010 pour la mettre en oeuvre ?
En effet, la résolution  N° A/RES/572(XVIII) adoptée à la 18ème Assemblée Générale de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) tenue en 2009 permet :
-          L’exécution de dix (10) projets concrets de l’axe public de l’initiative, qui permettent de  réaliser les conclusions du rapport de l’étude de la Banque Mondiale, aux fins de  contribuer à faire par le tourisme durable, « le miracle et la magie » annoncés par le président de la République actuel du Bénin. Les avantages des projets de l’axe privé de l’initiative au nombre de 22, traduits dans le « Programme Emplois Pour Tous à l’horizon 2030 (EPT-2030) par le tourisme durable en Afrique »,  seront présentés ultérieurement.
-          De mobiliser des ressources techniques et financières, à travers la réforme « Unis dans l’action des nations unies », pour développer le tourisme sur le continent Africain. A ce titre, le Bénin, pays précurseur en Afrique et dans le monde, a déjà obtenu la manifestation d’intérêt de :
·         Quatre (04) organisations des Nations Unies dont :
§  Le PNUD Bénin, qui a signé en 2010, un mémorandum avec le  ministère chargé du tourisme du Bénin, pour mettre en œuvre dans le cadre du Partenariat public privé l’initiative,
§  L’Organisation Mondiale du Tourisme en 2009,
§  La Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) en 2009,
§  Le Centre pour le Commerce International (CCI) en 2011,
·         Douze (12) pays asiatiques à travers le Tokyo International Conférence on Africa’s Development (TICAD) en 2010, qui a mis à la disposition de l’Afrique en Juin 2013, 24 milliards d’euros pour la coopération.
·         Huit (08) Ministres chargés du tourisme des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en 2010,
·         Quinze (15) experts du tourisme des pays membres de la Communauté Economique de Développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en 2012 et du
·         Gouvernement du Bénin en 2009,
La liste des soutiens à l’initiative n’est pas exhaustive.
Au total, 32 projets peuvent toujours être mis au service du gouvernement de « la rupture » au Bénin et des autres gouvernements d’Afrique, pour créer de la richesse et des emplois, en renouant les fils de cette initiative, à travers la résolution N° A/RES/572(XVIII) de l’OMT et en appliquant la réforme du Secrétaire Général des nations unies, "tous unis dans l'action", objet du mémorandum signé avec le PNUD mentionné ci-dessus.
Que s’est-il passé depuis 2011 ? Le Bénin a montré la voie du « delivery as one » (tous unis dans l’action) dans le tourisme et voudrait comme d’habitude, se laisser distancer sur le continent

Malgré la disponibilité internationale, le Bénin n’a pas respecté ses engagements pris avec le PNUD et les autres PTFs,  compromettant ainsi ses chances de profiter d’une grande opportunité de coopération multilatérale, bilatérale, publique et privée recherchée de part le monde, qu’il a créé lui-même.
En conclusion, en entendant que le Bénin guérisse de la politique de « un pas en avant et quatre pas en arrière », le ou les pays qui œuvrent pour la compétitivité, la performance et la durabilité en Afrique, peuvent saisir les opportunités de la résolution N° A/RES/572(XVIII) de l’OMT, relative à l’initiative africaine, qu’ils ont tous contribué à mettre en place,   en vue d’améliorer le classement que la Banque Mondiale leur a conféré.
L’équipe d’experts de l’initiative et son réseau de partenaires sont toujours disponibles à cet effet.
Auteur de l’initiative
Mr Guy Apan JOHNSON : Il est administrateur du tourisme au Bénin. Mr JOHNSON a été élu à titre nominatif en qualité d’expert, pour représenter l’Afrique au Comité de Programme de l’OMT. Ses mandats ont été renouvelés de 2007 à 2015.
Mr JOHNSON est titulaire d’un Master et d’un DESS en tourisme et hôtellerie. Il a totalisé 30 ans de service en janvier 2016, dont 22 ans à des postes de responsabilités au sein de l’Administration Nationale du Tourisme du Bénin : Directeur, Conseiller, Secrétaire Général, Directeur de cabinet Adjoint etc., au Ministère du tourisme. Il a coordonné pour le compte du Bénin, des projets d’organisations des Nations Unies comme l’OMT, la CNUCED, le CCI.
Consultant pour des projets de l’Union Européenne, de la Banque Mondiale, de l’Agence Canadienne de Développement International, de la Hollande etc., Guy JOHNSON est fondateur au sein de l’ONG (APEDESBA), d’un laboratoire de Recherche et Développement en tourisme durable dénommé,  Centre International de Recherche pour l’Innovation Touristique en Afrique (CIRITA).

Auteur pour les gouvernements et le secteur privé Africain, de plus de 50 projets de tourisme durable, dont la « Route des pêches » au Bénin, l’initiative Africaine avec l’appui de l’OMT, soutenue par le PNUD, et le programme « Emplois pour tous à l’horizon 2030 par le tourisme durable en Afrique », il vient de proposer un programme de changement  de mentalité aux Africains, pour la rendre plus favorable au développement du continent dénommé « Facilitation, Assistance, Sécurité, Saisie des Opportunités (FASSO) ». 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire